Ce 24 octobre devait marquer le lancement triomphal de la marche finale du RN (et de Marine Le Pen) vers le pouvoir.
Rien n’a fonctionné. Grâce aux mobilisations. La leçon doit permettre de battre les fascistes dans nos quartiers… et à l’Élysée.
Le congrès devait réélire Bardella le samedi et le meeting - en grande pompes et devant les masses, le dimanche - devait lancer la campagne électorale des présidentielles de Marine Le Pen grande favorite à la victoire finale.
Mais les masses n’étaient pas là malgré les cars affrétés.
Les « masses », près de 30 000 manifestant·e·s, étaient dans les rues d’Orléans le samedi contre le RN, contre le racisme et le fascisme. Les cars, venus de toute la France étaient antifascistes. La manifestation a plus dominé les médias, y compris internationaux que les discours du congrès.
Quand il fut question du congrès ce fut pour relever le fait que des jeunes juifs et juives ont réussi à perturber le début du discours de l’antisémite Jordan Bardella, la violence contre les journalistes de Médiapart et l’obsession sécuritaire du service d’ordre contre une possible intervention des femen !
Nous étions donc bien loin de la sérénité d’un parti soi-disant populaire, de masse et sûr de sa force !
Des images montrent que la salle était ridiculement vide le samedi et les nombres du meeting du dimanche très loin de ceux de la mobilisation antifasciste !
Voilà ce qui est désormais démontré aux yeux de toutes et tous grâce au mouvement actuel et à la manifestation antifasciste nationale d’Orléans :
Lors du mouvement de 2023 sur les retraites le RN avait réussi à se présenter du côté de la majorité qui manifestait et/ou soutenait les manifestant·e·s. Cela était dû au refus des organisations, politiques et syndicales, d’articuler la lutte contre la loi raciste, asile et immigration, de Darmanin à la mobilisation contre les retraites. « Chaque chose en son temps » était le discours dominant.
Le 1er mai 2023, en plein mouvement, alors que le RN organisait un meeting national au Havre, la ville ouvrière des dockers, et que des organisations locales (et le rappeur Médine) appelaient à manifester contre les fascistes, les organisations nationales avaient refusé d’en faire un enjeu : « chaque chose en son temps »… Seul un car organisé par les collectifs de sans-papiers de région parisienne et la Marche des Solidarités, accompagné de quelques voitures, avait fait le déplacement !
Tout cela avait permis au RN de protéger son double-discours, anti-gauche, anti-syndical, raciste… mais du côté du peuple, soi-disant social, etc.
Marine Le Pen était sortie du mouvement des retraites comme personnalité politique la plus populaire ! Et le RN avait gagné les élections européennes un a plus tard.
péage Orléans 24 octobre © https://www.instagram.com/faawzeya
Le mouvement lancé par les lycéen·ne·s s’est publiquement, bruyamment, radicalement proclamé antifasciste et contre le RN. Pas possible pour les fascistes et pour le RN de se solidariser avec lui !
Alors fini le double discours : après le 17 octobre le RN s’est proclamé parti de l’Ordre, seul rempart contre le chaos. La nature fasciste du RN est apparue au premier plan : un sympathisant a tiré sur les Noirs et les Arabes à Trappes surfant sur les discours sécuritaires de l’après 17 octobre. Le 24 octobre de véritables milices fascistes ont attaqué les manifestations sous l’œil complice de la police.
Mais entre les proclamations et la réalité il y a un gouffre : celui du mouvement.
Le 24 octobre des centaines de milliers étaient à nouveau dans la rue, du côté du mouvement, des jeunes, des syndicats, criant des slogans contre le fascisme. Malgré les interdictions, la police… et les centaines de fascistes !
Le 24 octobre des dizaines de milliers étaient à Orléans contre le RN.
Le 24 octobre a rendu visible deux choses :
- Le RN n’est pas le « parti du peuple »
- Le RN n’est même pas le « parti de l’Ordre » : dans la semaine précédant Orléans et jusqu’à l’Assemblée, ses dirigeants ont dû pleurnicher pour demander au gouvernement de protéger son congrès ! D’où le manque de sérénité, les tensions internes qui se développent au RN, l’obsession sécuritaire interne qui remet au premier rang son noyau violent.
Orléans est devenu le nom d’une défaite pour le RN. Et il faut donc désormais généraliser ce qui a permis cela et notamment l’unité permise par l’appel lancé par l’interorga locale avec les syndicats, les associations et les partis politiques dans leur diversité.
Il y a là la possibilité d’une bascule : cela faisait 30 ans, depuis la manifestation contre le congrès du FN à Strasbourg, qu’une telle manifestation, avec une telle unité, une telle ampleur n’avait été organisée contre une initiative du RN.
Voilà pourquoi ces trente dernières années le RN a pu se « dédiaboliser » : non pas changer de nature mais en réalité - à part quelques symboles et références - rendre acceptable ses idées… même les plus radicalement racistes.
Il faut donc généraliser maintenant Orléans et continuer. Dans les jours qui ont suivi une Assemblée a été organisée à Paris contre des événement organisés dans la région parisienne par de courants prônant la « remigration » (rien moins que « la déportation massive des immigré·e·s » !). Courants liés à toutes les sphères de l’extrême-droite dont le RN. A Paris une assemblée organisée par les collectifs antifascistes de quartiers, la Marche des Solidarités, Red Jeunes, Utopia56, l’Organisation de Solidarité Trans, les Dégos, Young Struffle, etc. a réuni 300 personnes. Cela a conduit à l’interdiction de la réunion publique et du défilé fasciste prévus et à l’expulsion d’un écrivain qui devait faire signer son torchon.
Les bus qui ont été organisés à partir de nombreuses villes doivent donc désormais devenir les noyaux organisant largement, partout, la mobilisation unitaire et large contre les initiatives publiques des fascistes. Nulle part le RN ou Reconquête ne doivent pouvoir s’organiser pour leur campagne électorale.
C’est dans ce cadre qu’un bilan doit aussi être tiré, dans notre propre camp, pour améliorer Orléans.
La Marche des Solidarités et les collectifs de sans-papiers ont décidé dès le milieu de l’été de concentrer leurs forces sur la mobilisation du samedi aux côtés de l’inter-orga locale.
Des discussions ont eu lieu, notamment avec la CGT nationale, pour assurer que cette mobilisation était bien un enjeu national pour toutes et tous et qu’il serait possible de mettre nos forces en commun pour assurer son succès.
Quels que soient les débats stratégiques sur la lutte contre le fascisme, la préalable de celle-ci est la nécessité d’une mobilisation de masse pour barre la route aux fascistes.
Il nous semble que le pari a été gagné : le 24 octobre Orléans était antifasciste !
Mais l’argument n’a été qu’en partie gagné. Et les débats doivent continuer.
A Paris l’Union départementale CGT a décidé d’annuler au dernier moment le car qu’elle avait affrété. Et des dizaines de personnes qui avaient réservé leur place pour aller à Orléans ont décidé de rester manifester à Paris.
Si cette logique avait été généralisée et s’il avait ainsi fallu annuler tous les déplacements vers Orléans on n’imagine bien que cela aurait bien peu changé les manifestations à Paris, Marseille, etc. Cela aurait, par contre, radicalement changé la nature et l’ampleur de la manifestation contre le RN à Orléans !
Nous revenons là à un débat sur l’argument « chaque chose en son temps ».
Un autre argument n’a été qu’en partie gagné.
Olivier Faure, premier secrétaire du parti socialiste, a tenu à affirmer, à Orléans, que la manifestation n’avait pas pour but d’interdire le congrès du RN ou le meeting de Marine Le Pen. Au nom - soi-disant - de la démocratie et des valeurs républicaines.
La manifestation du samedi permettait de tenir un tel discours car elle se déroulait à distance du lieu du congrès du RN.
La manifestation organisée par plusieurs collectifs le dimanche pour se diriger vers le meeting de Marine Le Pen a été interdit par la préfecture.
L’invocation de la « démocratie » et de la « République » pour garantir la « liberté d’expression » des fascistes n’est pas nouvelle. Ce fut historiquement la stratégie qui conduisit en Allemagne à la destruction sans combat du mouvement ouvrier par les nazis.
Ne vient dit-il pas à l’idée de ces « personnes éclairées » que cette « liberté d’expression » est la liberté de nier les fondements mêmes de la « démocratie », c’est-à-dire l’égalité des droits de toutes et tous ? Que c’est la liberté accordée aux fascistes de détruire toute possibilité de se battre pour cette égalité ?
Le gouvernement « républicain » donnait au même moment une leçon à Olivier Faure :
Trois cars, venus de Paris, ont été bloqués au denier péage d’Orléans pendant tout l’après-midi, privés de la « liberté » de venir s’exprimer à Orléans. Pour la seule raison qu’ils et elles - prêt·e·s à décliner oralement leur identité (ce qui est déjà une sacrée entrave à la liberté de manifester) - n’avaient pas de papiers à présenter. Logique, un tiers d’entre les et eux ne disposent pas de ces papiers.
Donnant de nouveaux gages aux fascistes - au nom là-aussi de la démocratie - le ministre de l’intérieur Nunez et la préfecture du Loiret, ont interdit des antifascistes.
Nous aurions aimé que les dirigeants nationaux présents à Orléans, qu’il s’agisse de Sophie Binet, Bally Bagayoko, Olivier Faure, Clémentine Autain , le maire de Trappes etc. viennent sur le péage apporter leur soutien et réclamer le passage des cars et notamment des sans-papiers.
Cette critique ne nous empêche pas de remercier celles et ceux d’entre eux qui ont cherché à faire pression au niveau du ministère et de la préfecture (et notamment le secrétaire de l’UD GCT du Loiret).
péage Orléans 24 octobre © https://www.instagram.com/faawzeya
péage Orléans 24 octobre © https://www.instagram.com/faawzeya
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Car ce qui s’est déroulé sur ce péage - qui ne concernait après tout que 220 manifestant·e·s - n’était pas anecdotique. Ce n’était pas un fait divers mais un fait politique.
Sur ce péage nous avons aussi fait une démonstration : alors qu’à Orléans les autres cars affrétés ou co-organisés par la Marche des Solidarités (avec notamment #NousToutes93, mais aussi plusieurs mairies), venus de la région parisienne et aussi de Grenoble, de Rennes, de Marseille… faisaient circuler la solidarité avec les sans-papiers, nous n’avons pas reculé : contre le fascisme comme contre le pouvoir, notre unité et notre solidarité sont la clefs de nos victoires futures. Toute attaque contre le droit de manifester, toute tentative de diviser entre bon·ne·s et mauvais·e·s manifestant·e·s se retournera contre tout le mouvement.
Alors nous avons fait bloc sur ce péage et nous avons retourné la situation. Bloqué·e·s nous sommes devenu·e·s bloqueuses et bloqueurs. Nous avons bloqué le péage pendant des heures même lorsque des brigades mobiles casquées sont venues menacer.
Et là encore notre mouvement a rendu visible ce qui voulait hypocritement rester caché.
Il ne s’agissait pas de contrôles d’identité. Il s’agissait de nous interdire de manifester. Finalement, devant le « blocage » de la situation et le fait que notre situation était devenue publique, la préfecture a proposé d’autoriser l’absence de contrôle… si nous repartions à Paris. C’est-à-dire si nous n’allions pas manifester à Orléans.
Il était déjà une heure avancée dans la journée. Mais nous n’avons pas laissé la police nous dicter notre agenda. Nous avons organisé, en continuant de bloquer le péage, l’assemblée de rue que nous devions tenir à Orléans !
Pas de fascistes dans nos quartiers, pas de RN à l’Élysée !
Les fascistes peuvent être vaincus, Marine Le Pen peut être défaite.
Voilà la leçon d’Orléans.
Mais cela signifie que, sur chaque quartier, sur chaque école et fac, sur chaque lieu de travail, l’unité s’organise, des collectifs et comités se montent pour isoler et marginaliser les fascistes, s’en défendre s’ils nous attaquent, leur interdire la rue. Car nous le savons, laisser les fascistes exister et prendre confiance, c’est parmi nous mettre en grande insécurité les Noir.es, les Musulman.es, les Arabes, les juives et les juifs, les LGBTQI+, les syndicalistes, les militant·e·s de gauche etc.
S’organiser contre eux, ensemble, c’est s’organiser, prendre confiance, devenir fort·e·s !
Ressources complémentaires :
Feuille de route 2026/2027 contre le racisme et le fascisme : https://www.antiracisme-solidarite.org/accueil#h.wtwflxla2hju
Appel #JournéeSansNous à l’occasion de la journée internationale des migrant·e·s du 18 décembre : https://www.antiracisme-solidarite.org/18-decembre-2026--JOURNEE-SANS-NOUS
Article paru dans le média Problematik sur la journée de mobilisation du 24 octobre à Orléans : https://www.problematik-media.com/articles/congres-du-rn-orleans-solidarite-sans-papiers
Si tu es en région parisienne : Pour prendre une place dans les cars qui partiront de la place de la République, de Saint-Denis et Stains avec la Marche des Solidarités, #NousToutes et Carré Citoyen https://www.we-solidaire.com/fr/collecte/24-octobre-a-orleans-mobilisation-nationale-contre-le-rn
Si tu es à Marseille : https://framaforms.org/inscription-dans-le-bus-de-marseille-a-orleans-pour-la-mobilisation-nationale-antifasciste-contre-le
Si tu es dans une autre ville : contacte-nous par mail à marche-des-solidarites@riseup.net
Nous appelons à nous mobiliser nationalement à l’appel des organisations du Loiret contre le congrès du RN et le meeting de lancement de la campagne de Marine Le Pen qui auront lieu le week-end du 24-25 octobre à Orleans.
Nous appelons notamment tous et toutes à s’organiser dans l’unité pour assurer une présence massive à la manifestation nationale du samedi 24 octobre à Orléans.
Le succès de cette mobilisation sera un signal pour barrer la route au RN et ses alliés dans chaque ville, chaque quartier, chaque village, chaque lieu de travail et d’études dans les mois qui viennent.
Ce pouvoir ouvre la voie aux fascistes !
Après les récriminations des responsables du RN, la préfecture du Loiret a décidé l’interdiction de la manifestation prévue ce dimanche 25 octobre à Orléans.
Ce soutien accordé aux fascistes entre dans la logique du tournant liberticide pris par le président Macron qui vient de supprimer le droit de manifester dans de nombreuses villes.
Dans ces conditions l’évocation, par le préfet du Loiret, de la démocratie pour justifier l’interdiction d’une manifestation est plus que choquante. D’autant plus qu’il s’agit de protéger le congrès d’un parti dont la principale dirigeante et candidate aux présidentielles a été condamnée pour détournement de fonds publics et dont le président vient d’être convaincu d’antisémitisme.
Par ailleurs le racisme ouvert de ce parti délégitime, en ce qui le concerne, tout appel à la démocratie qui est la revendication du principe d’égalité entre toutes et tous.
La Marche des Solidarités exige donc la levée de l’interdiction de la manifestation du dimanche 25 octobre à Orléans.
La Marche des Solidarités s’est concentrée sur la mobilisation pour la manifestation du samedi afin de faire la démonstration, par le nombre, de l’illégitimité « populaire » du RN.
Nous appelons toutes celles et tous ceux qui seront à Orléans ce dimanche à participer aux initiatives prévues contre le meeting de Marine Le Pen.
Nous soulignons par ailleurs la dévalorisation pathétique du discours du RN depuis les manifestations du 17 octobre.
Loin de ses prétentions à être un parti « du peuple » en lutte contre l’establishment, le RN s’est soudain proclamé comme seul rempart au mouvement, comme seul garant de l’Ordre.
Tout cela pour, quelques jours plus tard, implorer, au parlement, la protection du gouvernement pour pouvoir tenir son congrès !
Dans les rues de tout le pays contre le pouvoir actuel et dans les rues d’Orléans contre le fascisme : nous sommes l’avenir !
✒️ POUR SIGNER LE TEXTE D'APPEL
Si vous êtes un collectif, un syndicat, une association, un parti politique etc. : Formulaire à remplir
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Pour prendre sa place de transports et soutenir financièrement la mobilisation : https://www.we-solidaire.com/fr/collecte/24-octobre-a-orleans-mobilisation-nationale-contre-le-rn
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Si vous proposer un départ en car, un covoiturage ou autre : Formulaire à remplir
📅 POUR S'INFORMER
RÉUNION RÉGION PARISIENNE Tous les lundis 19H00 Bourse du travail de Paris, 3 rue du château d'eau 75011 - Réunion de région parisienne de la Plateforme de la Marche des Solidarités
🔩 POUR S'ORGANISER
ℹ️ La manifestation nationale du samedi 24 octobre à Orléans qui ouvre le weekend de mobilisations antifascistes a lieu à 10H30.
ℹ️ Des cadres locaux/régionaux s’organisent déjà dans plusieurs lieux pour affréter des transports vers Orléans : en Région Parisienne, à Nancy, dans le Puy de Dôme, à Rennes, etc.
ℹ️ Appel des organisations de Loiret : https://www.cgtud45.fr/actus/c/0/i/97244425/appel-contre-le-rn-24-octobre
#NousToutes, 18e en lutte, AGIR POUR LA PALESTINE, Agro en lutte, AMDH PARIS IDF (Association Marocaine des Droits Humains), ARAC - Association Républicaine des Anciens Combattants, ASIAD Association de Solidarité et d'information pour l'Accès aux Droits des étrangers, Assemblée des Quartiers, Association de Travailleurs Maghrébins de France (ATMF), Association des Familles des Prisonniers et Disparus Sahraouis-AFAPREDESA, Association des Travailleurs Maghrébins de France, ATTAC France, Attac Paris centre, Bloquons tout IDF, Cannabis Sans Frontieres, Carre citoyen, Cases Rebelles, CGT du Muséum national d'Histoire naturelle, CGT volkswagen, Ciao Fachos, CNT 49, CNT Education 93, CNT Fédération éducation, Collages Féministes Bordeaux, Collectif AGIR POUR LA PALESTINE, Collectif antifasciste du 11ème, Collectif antifasciste du 20e, Collectif de Défense des jeunes du Mantois, Collectif Fontenay-Diversité, Collectif Vietnam Dioxine, Comité antifasciste du 19e (Paris), Contre-Attaque, Coordination Sans-Papiers 75, Coudes à coudes, Droits Devant !!, Emancipation Tendance intersyndicale, Extinction Rebellion Idf, FASTI (Fédération des Associations de Solidarité avec Tou-te-s les Immigré-es), Fédération des tunisiens citoyens des deux rives FTCR, Federation Droit Au Logement, Fédération Syndicale Étudiante, Femmes Plurielles, FIER•E•S AUBER, fondation Frantz Fanon, Football Club Paris Arc en Ciel, FRENCH ASSOCIATION, Génération panasiatique, Handi-Social, L'Assemblée Citoyenne des Originaires de Turquie - L'ACORT, La Relève Lycéenne, LABEL GOUINE, Les Amoureux au ban public, Les dégos (anciennement dégommeuses), Nous Toutes Paris Nord, NousToutes 93 antiraciste, NousToutes Paris 19/20, NPA L'Anticapitaliste Nancy 54, Réseau Coopératif de Gauche Alternative, Réseau Euro-Maghrébin Citoyenneté et Culture (REMCC), Riposte Populaire, Rouen Antifasciste, Saint-Denis Antifa, SNETAP-FSU, SNTPCT - Syndicat National des Techniciens de la Production Cinématographique et de Télévision, Solidaires étudiant-e-s, Solidarité choisyenne antifasciste, Solidarités Asie France (SAF), SUD protection sociale 93, Suresnes antifasciste antiraciste, Tendre la Main, Union Communiste Libertaire (UCL), Union départementale Solidaires 35, Union juive française pour la paix (UJFP), Riposte Populaire, Rosmerta, section LDH d'Evreux, SNETAP-FSU, Solidaires 44, Solidaires étudiant-e-s, Solidaires étudiant.es Nancy, Solidarités Asie France (SAF), Soulèvements de la Terre Orléans, SUD protection sociale 93, Suresnes antifasciste antiraciste, syndicat CGT ArianeGroup Issac, TadamunExile70, Tendre la Main, Théâtre 2 l'Acte, Tous Réfugiés, Union Communiste Libertaire (UCL), Union juive française pour la paix (UJFP)